<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><xml><records><record><source-app name="Biblio" version="7.x">Drupal-Biblio</source-app><ref-type>5</ref-type><contributors><authors><author><style face="normal" font="default" size="100%">Vogel, Jérôme</style></author></authors><secondary-authors><author><style face="normal" font="default" size="100%">Perraton, Charles</style></author><author><style face="normal" font="default" size="100%">Paquette, Étienne</style></author><author><style face="normal" font="default" size="100%">Barrette, Pierre</style></author></secondary-authors></contributors><titles><title><style face="normal" font="default" size="100%">S’ennuyer ensemble. Du divertissement au désœuvrement</style></title><secondary-title><style face="normal" font="default" size="100%">Dérive de l’espace public à l’ère du divertissement</style></secondary-title><tertiary-title><style face="normal" font="default" size="100%">Cahiers du gerse</style></tertiary-title></titles><dates><year><style  face="normal" font="default" size="100%">2007</style></year></dates><publisher><style face="normal" font="default" size="100%">Presses de l’Université du Québec</style></publisher><pub-location><style face="normal" font="default" size="100%">Québec</style></pub-location><pages><style face="normal" font="default" size="100%">143–60</style></pages><isbn><style face="normal" font="default" size="100%">9782760514973</style></isbn><abstract><style face="normal" font="default" size="100%">&lt;p&gt;
&lt;span class=&quot;lettrine&quot;&gt;
U&lt;/span&gt;ne expérience singulière donne ici naissance à la recherche : celle de l’ennui dans une ville où pourtant tout est organisé pour que précisément, l’on ne s’ennuie pas. À Las Vegas, centre mondial du divertissement, cette expérience est d’autant plus singulière, si l’on peut dire, qu’elle nous semble même partagée : du touriste hébété à la vedette déçue, en passant par le sociologue désenchanté, c’est ensemble que l’on s’ennuie sous le faux ciel du &lt;em&gt;Venetian&lt;/em&gt;. Posons cependant, avec Walter Benjamin, qu’« il n’y a pas d’époques de décadence » (1989 : M°, 13), et tentons d’aller au-delà du pathétique de surface pour interroger plutôt la nature complexe de cet ennui vegassien. Par la confrontation des résultats d’une analyse topographique du divertissement à Las Vegas aux notes de Benjamin sur le Paris de Baudelaire, à l’époque où les fameux passages couverts regorgeaient de casinos, de maisons de tolérance et attiraient les bourgeois venus de toute l’Europe, il s’agit de révéler la relation de compénétration qui existe dans les deux villes, d’une part au niveau architectural entre l’intérieur et l’extérieur, d’autre part au niveau social entre l’individu et le collectif. Au milieu de cet entrelacs, c’est pour finir à la figure du flâneur que nous nous intéressons, et en particulier à l’attitude paradoxale que celui-ci adopte face à la foule, faisant de son ennui le moyen à la fois d’une participation anonyme au collectif, et d’une constitution de soi comme sujet autonome.&lt;br /&gt;
Mots-clefs : ennui, divertissement, espace public, flâneur, individu, collectif.&lt;br /&gt;
Auteurs : Walter Benjamin, Bruce Bégout, Vladimir Jankélévitch, Charles Baudelaire, Edgar A. Poe.
&lt;/p&gt;</style></abstract></record></records></xml>
